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Blog d'information et d'analyse : Fiches de lectures d'articles et grilles d'analyse de collections numériques

13 décembre 2006

Fiches de lecture : accès par le titre de la fiche

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08 décembre 2006

Grille d’analyse n°10 : Films des élèves d'AII (post-diplôme de l'ENSAD)

Présentation de la collection

Nom de la collection : Films des élèves d'AII (post-diplôme de l'ENSAD).

URL : http://aii.ensad.fr/

Domaine : Audiovisuel.

Responsable : École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs.

Collaborateurs/partenaires : L’Atelier d’Image et d’Informatique (AII).

Objectifs de la collection : Visualiser les travaux des élèves post-diplômés de l’ENSAD.

Public visé : Grand public.

La politique documentaire

Types de docs : Vidéo.

Volume de la collection : Environ 150 documents.

Présentation du fonds et qualité des textes introductifs : Phrase de présentation de la collection.

Cohérence de la sélection documentaire : Les travaux des étudiants diplômés de l’ENSAD de l’AII. 

Indexation : Par session.

Métadonnées :

- Externes : Le titre du film en français et en anglais, le nom du réalisateur, la durée de la vidéo, le résumé, les collaborateurs, la bande son et les logiciels utilisés.

- Internes (des images fixes ou haute définition de la notice) : Le type de fichier, la largeur, la hauteur, la résolution horizontal, la résolution verticale, le nombre de bits, la représentation des couleurs, la compression, l’état.

Base de données commune ou propre : Base de données propre.

Statut juridique des documents : L’utilisateur peut consulter cette collection en ligne. Le fonds numérisé est consultable en local et l’on peut emprunter des images numériques.

Origine du fonds : Cette collection a été réalisée à partir du fonds de l’AII.

Nombre et pertinence des liens vers d’autres sites ; inscription dans un environnement intellectuel : Pas de liens vers d’autres sites. 

Consultation des documents

Date de la dernière mise à jour : Pas indiquée.

Modes d’interrogation de la base : La collection est accessible sur le site de l’AII à partir des dates des sessions scolaires.

Description technique : Les documents ont été numérisés en mode texte.

Affichage : Les vidéos de chaque session s’affichent, en mosaïque ou pour certaines les unes à la suite des autres, représentées chacune par une image et associée à leur titre et au nom de leur réalisateur. Elles sont consultables avec leurs notices en cliquant sur l’un de ces éléments ou en cliquant sur un des noms des réalisateurs du fil d’Ariane. La notice d’une vidéo s’affiche alors dans une nouvelle fenêtre avec des images fixes et des images haute définition et les liens pour visualiser la vidéo. Le film peut être alors visualisé en téléchargeant soit le lecteur Quicktime, soit le lecteur Windows Media ou prour certaines en téléchargeant le codec DIVX.

Lisibilité des documents : Les documents sont parfaitement consultables.

Fonctionnalités proposées en plus de la visualisation : L’usager peut enregistrer la vidéo.

Caractéristique du site

Rapidité et simplicité de navigation : La navigation sur le site est simple mais pas très performante car l’utilisateur est contraint de retourner à chaque fois sur le page d’accueil pour naviguer sur le site. Il n’y a pas de barre de navigation.

Aide à la navigation : Aucune.

Multilinguisme des instructions : Non. 

Qualité du graphisme, lisibilité et confort visuel des pages : Le graphisme est simple et fonctionnel. Les sessions n’ont pas toujours le même graphisme.

Possibilité de communication : Sur la page d’accueil, il y a l’adresse postale et l’e-mail.

Adaptation du site aux personnes handicapées : Non.

Avis personnel :

Cette collection est très intéressante pour les personnes susceptibles d’intégrer l’AII. Mais aussi au grand public qui peut ainsi découvrir des films originaux.

Les informations des notices sont utiles. On aurait pu ajouter tous les noms des participants présents au générique.

Bien que la collection soit facilement accessible, il est tout de même regrettable qu’aucune recherche ne puisse être effectuée dans cette collection.

  Je n’ai pas réussi à enregistrer le film pourtant ce serait possible car l’on a accès à la commande «Enregistrer sous (source)».

C’est une collection divertissante dont l’intérêt principale est l’originalité et la qualité des films présentés.

le 8 décembre 2006

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Grille d’analyse n°9 : Affiches numérisées de l'association les Amis de la Terre

Présentation de la collection

Nom de la collection : Affiches numérisées de l'association les Amis de la Terre.

URL : http://www.ecologie.gouv.fr/article.php3?id_article=3369#Vie

Domaine : Histoire, écologie.

Responsable : Le Ministère de l'Écologie et du Développement Durable.

Collaborateurs/partenaires : L’association «Les Amis de la Terre».

Objectifs de la collection : Accès aux affiches numérisées sur la politique, l’énergie, l’agriculture, les pollutions, la protection de la nature, de 1972 à 1987.

Public visé : Grand public, écologistes, historiens.

La politique documentaire

Types de docs : Affiches.

Volume de la collection : 181 documents.

Présentation du fonds et qualité des textes introductifs : Présentation de la collection.

Cohérence de la sélection documentaire : Les affiches de l’association «Les Amis de la Terre» de 1972 à 1987. 

Indexation : Par mots du titre de l’article lié à l’affiche.

Métadonnées :

- Externes : Le type de document, le numéro automatique de l’article, le titre de l’article liée à l’affiche, le nom de l’illustrateur, la date de parution de l’article, le format de l’image, son poids (en nombre d’octets), sa taille en pixels.

- Internes : Le type de fichier, la largeur, la hauteur, la résolution horizontal, la résolution verticale, le nombre de bits, la représentation des couleurs, la compression, l’état, la date de production de l’enregistrement.

Base de données commune ou propre : Base de données commune.

Statut juridique des documents : Toute reproduction est interdite sans le consentement de l’association «Les Amis de la Terre».

Origine du fonds : Cette collection a été réalisée à partir du fonds de l’association «Les Amis de la Terre».  Les originaux de ce fonds sont conservés au Centre des archives contemporaines.

Nombre et pertinence des liens vers d’autres sites ; inscription dans un environnement intellectuel : Pas de liens vers d’autres sites dans la consultation de la collection. 

Consultation des documents

Date de la dernière mise à jour : Pas indiquée.

Modes d’interrogation de la base : La collection est accessible sur le site du Ministère de l’écologie et du développement durable par le chemin suivant : Accueil > Archives historiques > Associations - Personnalités > Associations > Amis de la terre >. La recherche simple sur les mots du titre de l’article lié à l’affiche est possible à partir de la boîte de recherche.

Description technique : Les documents ont été numérisés en mode texte, les images sont en format jpeg.

Affichage : Les titres des articles liés aux affichent sont classés par thèmes. Les images peuvent être visualisées dans une fenêtre seule en cliquant sur l’icône représentant un œil associé au titre de l’article, lié à l’affiche. L’utilisateur a également accès aux affiches numérisées en cliquant sur le titre de l’article lié à l’affiche ou sur l’image miniaturisée de l’affiche dans la partie «Documents liés». Le répertoire des titres des articles peut être affiché en format pdf.

Lisibilité des documents : Les documents sont lisibles même si certaines images miniaturisées ne s’affichent pas. On peut remarquer que les documents ont conservé leurs défauts (plis…) des originaux.

Fonctionnalités proposées en plus de la visualisation : L’usager peut enregistrer l’image, l’imprimée, l’envoyer par courriel.

Caractéristique du site

Rapidité et simplicité de navigation : La navigation du site est complexe et l’utilisateur est vite désorienté par le surplus d’informations. L’accès à la collection est difficile car elle n’est pas explicitement nommée. Néanmoins, le menu de gauche et le fil d’Ariane permettent à l’utilisateur de savoir où il se trouve dans le site.

Aide à la navigation : Une phrase précise l’utilisation de l’icône de l’œil permettant de visualiser l’image.

Multilinguisme des instructions : Oui, possibilité d’avoir la version du site en anglais, allemand et espagnol. 

Qualité du graphisme, lisibilité et confort visuel des pages : Le graphisme est simple et fonctionnel. Les pages sont visibles mais le surplus d’information gène la lisibilité des pages.

Possibilité de communication : Le lien «écrivez nous» à la suite de la collection fournit les adresses postale et électronique du Ministère de l’Écologie et du Développement Durable.

Adaptation du site aux personnes handicapées : Non.

Avis personnel :

Cette collection permet de se rendre compte des évolutions des combats écologiques à travers les illustrations des articles. Son intérêt est historique et écologique. C’est une collection agréble à consulter. Les affiches sont lisibles et l’utilisateur n’est pas gêné par les défauts des originaux conservés. 

Cependant, la navigation sur le site du ministère n’est pas aisée et la collection est difficilement accessible. Pourtant, un menu déroulant propose un accès direct à certaines rubriques mais la collection n’apparaît pas dans la liste.

De plus, la présentation de la collection n’est pas fonctionnelle. L’accès aux affiches est mal structuré. Il faudrait effectuer quelques changements d’accès et de présentation afin que la collection et son accessibilité soient plus ergonomes.

le 8 décembre 2006

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07 décembre 2006

Grille d’analyse n°8 : Enregistrements sur instruments du Musée de la Cité de la musique

Présentation de la collection

Nom de la collection : Enregistrements sur instruments du Musée de la Cité de la musique.

URL :http://mediatheque.cite-musique.fr/masc/?url=/clientbooklineCIMU/toolkit/p_requests/default-concert.htm

Domaine : Art, musique.

Responsable : La Cité de la musique.

Collaborateurs/partenaires : Prestataire de numérisation.

Objectifs de la collection : Écouter des extraits d’enregistrements sonores, dont plus de 40 concerts donnés à la Cité de la musique depuis 1996, sur plusieurs dizaines d'instruments du Musée.

Public visé : Grand public, mélomanes.

La politique documentaire

Types de docs : Enregistrements sonores.

Volume de la collection : une centaine de documents.

Présentation du fonds et qualité des textes introductifs : Présentation de la collection et descriptif.

Cohérence de la sélection documentaire : Les enregistrements sont uniquement sur les instruments du Musée. . 

Indexation : Par types d’instrument, par mots clés.

Métadonnées :

- Externes : Le titre de l’extrait, l’instrument du Musée joué, l’auteur(s) ou l’interprète, la durée de l’extrait, l’intitulé du CD, les œuvres du Musée liées.

- Internes : Aucune.

Base de données commune ou propre : Base de données commune.

Statut juridique des documents : La diffusion de cette collection est permise par les sociétés de gestion collective avec le règlement d’un forfait annuel par la Cité de la musique. La Cité de la musique est titulaire des droits d'auteur sur le site dénommé "mediatheque.cite-musique.fr" et de ses bases de données en application. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle est interdite sans l’accord de la Cité de la musique. Seule la consultation individuelle et privée est autorisée.

Origine du fonds : Cette collection a été réalisée à partir du fonds du Musée de la Cité de la musique. 

Nombre et pertinence des liens vers d’autres sites ; inscription dans un environnement intellectuel : Pas de liens vers d’autres sites. 

Consultation des documents

Date de la dernière mise à jour : Pas indiquée.

Modes d’interrogation de la base : La collection est accessible en sélectionnant les «Enregistrements». Puis, la recherche s’affine par types d’instruments. La recherche fédérée permet d’interroger la collection par les mots de la notice.

Description technique : Les documents ont été numérisés en mode texte, les enregistrements sonores sont consultables en téléchargeant le Lecteur Windows Media.

Affichage : Les enregistrements sont matérialisés par une image et leur notice. Quand un extrait est sélectionné, sa notice apparaît dans la partie droite et le reste de la collection est toujours affiché. En cliquant sur le lien «Ecouter l’extrait», l’utilisateur accède à l’enregistrement. La notice peut être affichée pendant l’écoute de l’extrait.

Lisibilité des documents : Les documents sont lisibles.

Fonctionnalités proposées en plus de la visualisation : La consultation d’extraits musicaux est la seule exploitation autorisée. La notice peut être néanmoins imprimée.

Caractéristique du site

Rapidité et simplicité de navigation : La collection est accessible à partir de la rubrique «Collections du Musée». La navigation est aisée et l’apparition de barres de défilement, dans la notice par exemple, permet de naviguer rapidement.

Aide à la navigation : Aucune aide.

Multilinguisme des instructions : Non. 

Qualité du graphisme, lisibilité et confort visuel des pages : Site agréable, le graphisme est simple et l’usager n’est pas désorienter par un surplus d’information dans les pages.

Possibilité de communication : Une rubrique intitulée « Informations » donnent tous les renseignements afin de contacter la Médiathèque de la Cité de la musique.

Adaptation du site aux personnes handicapées : Non.

Avis personnel :

Cette collection est originale et permet d’entendre des enregistrements d’instruments du Musée sans se déplacer sur place. C’est une collection riche et diversifiée. Elle est agréable à consultée.

Les informations contenues dans les notices permettent de se renseigner sur l’œuvre écoutée.

La taille des caractères est cependant trop petite. La présentation de la collection pourrait être plus aérée. Les modes d’affichages pourraient être plus diversifiés.

Cette collection est bien structurée mais certaines fonctionnalités pourraient être envisagées afin d’optimiser la consultation.

le 7 décembre 2006

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Fiche de lecture n°5 : Le droit d’auteur, un obstacle à la liberté d’information

Références bibliographiques :

Battisti, Michèle, « Le  », BBF, 2004, n° 6, p. 31-35
[en ligne] <http://bbf.enssib.fr> Consulté le 7 décembre 2006

Sujet :

Le droit d’auteur au cœur des polémiques et des changements.

Mots clés :

Droit d’auteur / Information / Copyright.

Les auteurs :

Résumé :

Sujet de débat, le droit d’auteur ou droit de la propriété littéraire et artistique participe au droit à l’information dans le cadre de la propriété intellectuelle.

Le droit d’auteur, un compromis social

Le droit d’auteur et le copyright permettent de concilier les intérêts privés (la gratification de la création) et l’intérêt général (l’amélioration des savoirs). Néanmoins, le droit d’auteur est principalement axé sur la personnalité de l’auteur dans les pays du droit d’auteur, tel que

la France

, alors que dans les pays du copyright, c’est l’œuvre qui est au centre de ce droit.

Ce droit est envisagé différemment suivant ces deux distinctions. La protection de la personnalité de l’auteur et le droit moral sont des principes prioritaires dans les pays de droit d’auteur, contrairement aux pays de copyright qui considèrent la protection de l’œuvre et les droits patrimoniaux comme prépondérant. Les directives européennes s’accordent à mettre l’accent sur les droits patrimoniaux.

Le droit d’auteur est constitué de droits moraux et de droits patrimoniaux.

Les droits moraux sont inaliénables et perpétuels. On distingue quatre droits : le droit au respect du nom (citer l’auteur de l’œuvre), le droit de divulgation (choix de divulguer l’œuvre et choix du support de diffusion), le droit au respect de l’intégrité de l’œuvre, et le droit de repentir ou de retrait de l’œuvre.

Les droits patrimoniaux sont le droit de reproduction (autorisation de reproduire l’œuvre), et le droit de représentation ou droit de communication de l’œuvre au public. Ces droits peuvent être cédés et négociés.

Un troisième axe est apparu concernant les auxiliaires et investisseurs, titulaires de droits voisins ou de droits spécifiques en tant que producteurs de bases de données.

En France, depuis la loi du 3 juillet 1985, les artistes-interprètes, les producteurs de phonogrammes et de vidéogrammes, les entreprises de communication audiovisuelle sont des titulaires de droits voisins. Malgré leur complémentarité, ces droits s’opposent aux droits d’auteur sur le plan économique.

En effet, depuis la loi du 1er juillet 1998, le droit sui generis autorise les producteurs de bases de données d’interdire de se resservir de manière «substantielle» ou «répétée» des données de leurs bases quand les placements financiers pour leurs créations sont «substantiels».

Une durée limitée de l’exclusivité concédée aux auteurs et à une série d’exceptions rétablit une harmonie entre les droits des auteurs et ceux des usagers. Dans les pays de copyright, le système ouvert permet certaines utilisations. Dans les pays de droit d’auteur, le système fermé propose une liste d’actes permis.

Selon une directive européenne, la durée des droits d’auteur est alors de soixante dix ans après le décès de l’auteur. La durée des droits voisin a été établie à cinquante ans suite à la première version ou fixation de l’œuvre (pour les œuvres collectives, la durée est établie d’après la date de publication).

Les droits moraux demeurent perpétuels et une précision est apportée à la notion de publication : la transformation d’un texte est considérée comme une autre publication, et la durée des droits d’auteurs d’une traduction est calculé à partir de la mort du traducteur.

Aux États-Unis, une loi de 1998 fixe la durée des droits d’auteur d’une personne morale à quatre-vingt-quinze ans suite à la publication de l’œuvre.

De plus, dans le même pays, le Fair Use autorise l’usage libre d’une œuvre protégée. L’utilisation est établie selon quatre critères : l’objectif et la nature de l’usage, la nature de l’œuvre protégée, la quantité et le caractère substantiel de l’œuvre et son effet sur le marché potentiel de l’œuvre ou sur sa valeur.

Le Fair Dealing, en Grande-Bretagne, réduit l’utilisation des œuvres protégées à la recherche, à l’étude privée, à la critique, la revue ou à ce qui est attaché à l’actualité. D’après le Library privilege, les bibliothèques à but non commercial sont autorisées à faire des copies pour les utilisateurs dont l’usage serait pédagogique ou destiné à la recherche. L’adoption de la directive européenne a transformé certains points de ces usages.

En France, une liste des exceptions aux droits patrimoniaux permet les représentations privées et gratuites réalisées dans un cercle familial, la copie à l’usage privé du copiste, et non pour un usage collectif, l’analyse, la revue de presse…

Tous ces éléments, tel que la fin de l’exclusivité de l’auteur, et d’autres, comme les œuvres du domaine public par nature, participent à la naissance d’un domaine public libre d’utilisation et de toute exploitation.

Les œuvres du domaine public sont libres de droit. On distingue cependant les œuvres «tombées» dans le domaine public à la fin de leur protection, et celles du «fonds commun»qui ne sont pas protégées comme les œuvres dépourvues d’originalité ou les œuvres de personnes publiques.

Un équilibre menacé

En réaction à la libre circulation des œuvres protégées sur Internet, les auteurs et les producteurs ont fait valoir leurs droits en portant plainte contre les contrefacteurs.

Les oeuvres sont dorénavant protégées par des systèmes de protection des producteurs dont toute infraction est condamnable selon diverses lois dont la directive sur le droit d’auteur et les droits voisins (DADVSI). Généralement, pour ne pas aller contre les usages tel que la copie privée, les auteurs des œuvres établissent des contrats, permettant ou non certaines utilisations, avec les usagers. Cette procédure rend difficile la concordance entre les conditions des contrats et les exceptions permises.

Les exceptions au droit d’auteur sont soumises au test des trois étapes qui tend à éliminer certaines exceptions tel que la copie privée. Ces exceptions ne sont instituées ni sur un principe d’ordre public ni sur une estimation d’intérêt général.

Les limitations et les exceptions du droit d’auteur sont tenues de se soumettre à cet examen. Elles n’ont la possibilité de constituer que : certains cas spéciaux, où il n’est pas porté atteinte à l’exploitation normale de l’œuvre, ni causé de préjudice injustifié aux intérêts légitimes de l’auteur.

Les exceptions peuvent être déterminé par l’ordre public qui constitue les principes de la société.

En outre, l’auteur est contraint de conclure un accord pour l’exploitation de son œuvre car il n’a plus le contrôle de celle-ci à cause des licences légales. Ces dernières permettent l’exploitation d’une œuvre, suivant certaines contraintes, en négociant une compensation équitable.

Un nouvel équilibre

L’application du droit d’auteur et de ses divers changements posent problème pour être appliqué.

On constate une jonction des systèmes juridiques. Le droit d’auteur et le copyright ne sont plus si éloignés l’un de l’autre. Le droit d’auteur protège les investisseurs et les intermédiaires, titulaires de droits voisins. Le droit d’auteur protège également des créations de plus en plus variées.

En outre, il apparait un regroupement des droits. Des catalogues de droits ont été élaborés à partir de la centralisation des grandes entreprises de l’industrie culturelle. C’est une solution préconisée, car il n’existe pas de standard de financement, pour rendre lucratif les droits acquis. On assiste à des changements au niveau de la chaîne des valeurs des industries culturelles. Avec Internet, des évolutions sont à prévoir comme l’apparition de nouveaux intermédiaires et services payants plus faciles d’utilisation.

On peut également remarquer une érosion du domaine public. Les critères économiques, traduis par la protection des placements pour le traitement de l’information, succèdent aux critères qualitatifs, c'est-à-dire l’originalité, la nouveauté.

Toute création peut être protégée, même par la suite les liens hypertextes, les métadonnées, les systèmes de référencement. Ces nouveaux produits promettent de nouvelles procédures contractuelles, salariales, et judiciaires.

Les nouvelles technologies permettent de mettre en place des nouvelles vérifications plus efficaces qui pourraient octroyer plus de droits privatifs aux titulaires de droit, favoriser les utilisations et le règlement sélectif, mais aussi de porter atteinte à la vie privée, et la réussite de modèles alternatifs.

Ces nouveaux modèles dits «libres», tels que les «Creative Commons», le «copyleft» justifient le libre accès mais ne sont pas encore reconnus légalement en France.

Plusieurs notions sont à distinguer : la notion d’ouverture («open») qui est un accès non verrouillé, les ressources gratuites, le domaine public, la notion de «libre de droit» qui détermine les exploitations autorisées.

Le Copyleft permet à l’auteur de céder les droits de copie, de modification et de diffusion à des tiers.

Le Creative Commons est une licence où les auteurs déterminent les utilisations autorisées.

Une nouvelle construction du droit d’auteur

Le modèle d’attribution des ressources doit être modifié. Grâce à la souplesse de la propriété intellectuelle et à son caractère contractuel, d’autres schémas, instaurés sur la diffusion et la notoriété, peuvent être envisagés et permettre aux utilisateurs d’avoir certains droits. Ainsi, en adoptant des licences, les usagers peuvent diffuser librement des œuvres de toute nature et pour tout usage.

C’est un débat sur la connaissance récurrent, autant sur le plan juridique que politique, et qui traite de l’équilibre entre la propriété et la liberté.

Avis critique :

Sur le thème du droit d’auteur, plusieurs notions sont énoncées dans cet article. C’est un droit dont les paramètres sont complexes. Les concepts de droit d’usages et de droits de propriété sont des sujets difficiles à traiter et qui posent encore problème aujourd’hui.

Cet article m’a permis d’approfondir mes connaissances sur le sujet et d’envisager de nouvelles pistes de réflexion.

Cependant, c’est texte difficilement résumable car les notions abordées sont diverses et doivent être expliquée et définie en les simplifiant de manière à les assimilées correctement.

Le 27 novembre 2006

Posté par prieur à 16:46 - Fiches de lecture - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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