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Blog d'information et d'analyse : Fiches de lectures d'articles et grilles d'analyse de collections numériques

09 janvier 2007

Fiche de lecture n°8 : Les acquisitions dans le contexte électronique

Références bibliographiques :

Cavalier, François, « Les acquisitions dans le contexte électronique », BBF, 2006, n° 1, p. 62-65[en ligne] <http://bbf.enssib.fr> Consulté le 22 décembre 2006

Sujet :

Les enjeux liés au nouveau mode d’acquisition des documents électroniques.

Mots clés :

Acquisition / Électronique / Consortium / Économie.

Les auteurs :

François Cavalier est directeur de la bibliothèque de l’université Claude Bernard Lyon 1 et responsable du département Négociations documentaires du consortium Couperin.

Résumé :

L’acquisition de textes imprimés est bien établie. Les collections sont structurées et répondent à des besoins ciblés. Les acteurs de la littérature scientifique et ceux de la littérature grise ont commercialisé leurs méthodes de production de la ressource.

Les bibliothécaires procèdent en sélectionnant des ouvrages qui déterminent leur collection.

L’acquisition de documents numériques se différencie par le déplacement de ces repères. La récupération d’informations moins structurées sur Internet nécessite un mode de recherche spécifique, une nouvelle approche de la conservation.

La construction de collections par les bibliothécaires est perturbée, comme d’autres aspects, par le web, véritable «réservoir de ressources».

Acquérir des collections électroniques

Des modèles économiques sont appliqués à ce mode d’acquisition :

·                  E-fee (papier + électronique) : c’est une redevance spécifique prise comme base de calcul du chiffre d’affaire. Elle permet d’autoriser la consultation en ligne du document ou d’une partie du document. La collection doit cependant être conservée sous la forme papier. C’est une pratique courante de bibliothèques universitaires.

·                  E-only  (tout électronique): ce modèle permet d’exempter les structures des abonnements papier du fournisseur. Le client paye seulement l’abonnement électronique.

·                  Deep Discount Price (électronique + papier) : c’est une autre version du modèle précédent à la différence qu’il permet d’acquérir la version papier avec une remise dite Deep Discount Price.

Ces deux derniers modèles place la collection papier comme étant optionnelle.

·                  La classification des établissements par taille d’établissement (nombre d’usagers) : il est utilisé pour tarifer les bases de données.

·                  La tarification à l’acte (pay per view) : peu employé, ce modèle se base essentiellement sur la notion d’usage pour établir ses tarifications.

Les effets, avantages et « dommages collatéraux » de ces modèles

Dans le cadre de ces modèles, le droit d’usage remplace la possession des supports. Le client paye ses archives en adoptant des licences restrictives sur les droits d’archivages. Ces archives restent disponibles sur le site du fournisseur et leur pérennité n’est pas assurée.

La situation précaire des sociétés qui détiennent les droits n’assure pas la durabilité de cette activité commerciale. Il faut redéfinir le rôle des réseaux de bibliothèques dans la gestion des archives numériques en établissant un cadre politique de la conservation dans le réseau.

Les modèles économiques permettent de vendre des titres électroniques dans des bouquets (bundle). Un schéma appelé « Big Deal »permet au client de parvenir plus facilement au catalogue de sa production. Beaucoup de consortiums acceptent ce type de contrats qui favorisent financièrement le fournisseur.

       Les éditeurs, ainsi que des établissements et des groupements de commandes nationaux participent au développement du « Big Deal » qui permet aux établissements de subvenir aux besoins de leurs utilisateurs. En dehors de ce schéma, les fournisseurs limitent généralement leur offre à des packages déjà constitués ne satisfaisant pas la plupart des besoins des établissements et n’étant pas toujours rentables.

       Ces difficultés rencontrées dans l’acquisition de documents électroniques s ‘étendent à d’autre pays, tels que  les Pays-Bas.

      

L’ère du prêt-à-porter documentaire ?

       Par ailleurs, l’orientation de l’acquisition de documents électroniques tend à uniformiser les offres documentaires des établissements d’enseignement supérieur. Cette tendance est la conséquence de l’absence de sélection et de l’achat du même bouquet.

       Par conséquent les ressources du réseau des bibliothèques ne sont plus aussi variées et le prêt entre bibliothèques subit une forte baisse. Ce bouleversement a porté préjudice aux bibliothèques dépositaires de fonds importants et au réseau Cadist. D’après une enquête menée par la Sous-direction des bibliothèques, ces constats sont toutefois à nuancer, l’enquête concluant à l’importance des Cadist dont l’activité doit être seulement repositionnée dans ce nouveau contexte électronique. La variété des collections n’étant plus prédominante, le réseau des bibliothèques doit également redéfinir ses missions et s’orienter vers la négociation, la constitution et la promotion de l’offre numérique. Les bibliothèques doivent étendre leur rôle à la dimension du réseau en développant la fourniture de documents à distance et en négociant la documentation pour la communauté ou en créant des groupements de commandes.

       Par ailleurs, l’offre électronique standardisée a permis de développer l’offre documentaire fréquemment défaillante ou étique surtout pour les petits établissements qui peuvent se joindre aux collections des établissements plus riches. L’uniformisation permet une meilleure satisfaction des besoins des chercheurs qui ont alors accès à des ressources documentaires de qualité quand ils le souhaitent, et d’optimiser l’offre documentaire des établissements.

       Perspectives

       L’acquisition de collections électroniques permet aux bibliothèques de l’enseignement supérieur d’améliorer leur visibilité, et malgré les perturbations dues à ce nouveau mode d’acquisition, cela à permis aux bibliothèques de se rapprocher des chercheurs et des décideurs de l’université.

       Le consortium a permis aux bibliothèques de négocier les licences et de réduire les coûts. La répartition des savoir-faire assure l’évolution du professionnalisme des bibliothécaires. De plus, le partage d’information et la collaboration entre les bibliothèques et les consortiums permettent à la documentation de faire face à la contrainte économique des grands groupes éditoriaux.

Avis critique :

       Cet article révèle les enjeux économiques liés à l’acquisition dans le contexte électronique.  En développant les différents modèles économiques de ce nouveau mode d’acquisition, l’auteur explique clairement la situation à laquelle sont confrontée les bibliothèques.

Il met en avant l’intérêt qu’ont les structures documentaires à se regrouper pour une meilleure gestion des bouleversements occasionnés et faire face aux modes de fonctionnement des fournisseurs.

Le 28 décembre 2006

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08 janvier 2007

Liste des grilles d'analyse de collections numériques

Grille d’analyse n°1 : Cartes postales anciennes

Grille d’analyse n°2 : Le petit journal

Grille d’analyse n°3 : Catalogues du Musée du Louvre publiés avant 1920

Grille d’analyse n°4 : World War II Historical Film Collection

Grille d’analyse n°5 : Le désert de Namibie

Grille d’analyse n°6 : Voyage en France

Grille d’analyse n°7 : «Costumes» du Musée virtuel de Gaumont

Grille d’analyse n°8 : Enregistrements sur instruments du Musée de la Cité de la musique

Grille d’analyse n°9 : Affiches numérisées de l'association les Amis de la Terre

Grille d’analyse n°10 : Films des élèves d'AII (post-diplôme de l'ENSAD)

Liste des fiches de lecture

Fiche de lecture n°1 : La bibliothèque numérique et l’entreprise

Fiche de lecture n°2 : Audiovisuel et cinéma archivage, conservation, diffusion : Les enjeux de la recherche à l’INA

Fiche de lecture n°3 : Folksonomies, les usagers indexent le web

Fiche de lecture n°4 : Bibliothécaires et documentalistes, deux métiers qui se rapprochent

Fiche de lecture n°5 : Le droit d’auteur, un obstacle à la liberté d’information

Fiche de lecture n°6 : L’Iconothèque numérique, un nouveau service électronique pour l’université

Fiche de lecture n°7 : Imprimés en libre accès à la Bibliothèque nationale de France, évaluations de la consultation

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Fiche de lecture n°7 : Imprimés en libre accès à la Bibliothèque nationale de France, évaluations de la consultation

Références bibliographiques :

Rives, Caroline, «  en : Évaluations de la consultation », BBF, 2006, n° 6, p. 43-46
[en ligne] <http://bbf.enssib.fr> Consulté le 22 décembre 2006

Sujet :

Évaluations de la consultation des imprimés en libre accès à la BnF

Mots clés :

BnF / Libre accès / Consultation / Évaluation.

Les auteurs :

Caroline Rives est coordinatrice de la politique documentaire à la Bibliothèque nationale de France. Elle est également l’auteur de nombreuses contributions au Bulletin des bibliothèques de France et à la Revue des livres pour enfants. 

Résumé :

Sur le site François Mitterrand, une importante collection est accessible communiquant 320 000 volumes en libre accès en haut-de-jardin et 345 000 en rez-de-jardin (hors périodiques).

En 1993, Valérie Tesnière montrait l’importance de mettre les fonds en libre accès en permettant ainsi aux usagers d’effectuer leur recherche et d’avoir une vision instantanée de l’importance des volumes de la bibliothèque, c’est le rez-de-jardin. Le haut-de-jardin permet de rendre l’usager plus autonome et de lui proposer les outils pour effectuer ses recherches de manière plus pertinente.

Valérie Tesnière précisait également que le temps dont disposait la Bibliothèque nationale de France pour évaluer ses nouveautés était limité. Il fallait alors rapidement choisir des mesures adaptées aux besoins des utilisateurs.

L’étude des usages par les publics peut être effectuée comme l’envisageait Bertrand Calenge par « le comptage des consultations sur place, par dénombrement des sessions pour l’offre numérique, peut-être bientôt par puces et radiofréquences pour les documents matériels ».

Lors d’enquêtes de publics, l’observation de la fréquentation du haut-de-jardin révèle que l’étudiant désire consulter aisément ses documents.

En 1998 et 1999, des collections en libre accès ont été étudiées afin d’élaborer une charte documentaire complète et récente, montrant l’importance des évaluations sur les usages et la demande.

En outre, la BnF préparait un projet d’établissement en 2001-2003 et la constitution d’un groupe de travail sur le haut-de-jardin axé sur l’étude des modalités pour élargir les publics.

Évaluations en 2000 et 2004 en haut-de-jardin

Après avoir élaboré des indicateurs de mesure de la progression quantitative et qualitative de la construction des collections en libre accès, Bruno Béguet dirige la première évaluation en haut-de-jardin en décembre 2000.

Les résultats révèlent que les lecteurs présents consultent en moyenne 1,1 document par personne, avec des différences importantes selon les départements, que la consultation des périodiques est rare, que la consultation est différente suivant les disciplines, que les lecteurs favorisent la lecture en français, que les documents consultés sont en majorité parus après 1996.

Les usages de chaque discipline, même de chaque thème, sont alors précisés. Le profil du lecteur du haut-de-jardin tend vers l’étudiant de premier cycle universitaire. Ces résultats doivent être cependant nuancés car les disciplines ont toutes été consultés et donc elles répondent chacune à un besoin réel.

L’auteur de cet article a également menée une deuxième étude en haut-de-jardin en 2004 pour mesurer l’impact d’évolutions menées en haut-de-jardin suivant les recommandations du groupe de travail. Cette étude a également été axée sur les collections de périodiques de la salle de presse.

Les résultats de cette nouvelle évaluation s’apparentent à ceux de la première : le nombre de documents consulté est en légère hausse, les périodiques sont plus consultés surtout en salle de la presse, le partage des consultations entre disciplines est presque identique, la lecture en français est toujours favorisée, la majorité des documents consultés sont des publications françaises,  le lecteur consulte beaucoup de documents récents.

Le profil du lecteur est aussi approximativement identique. Ces résultats similaires montrent les évolutions d’une importante collection n’altèrent pas l’image d’une structure ni des comportements des utilisateurs. L’auteur montre l’intérêt de réitérer l’évaluation en 2007, suite au désherbage de 2005 qui a modifiée le profil de la collection.

L’application de la méthode par Bruno Béguet à la Bibliothèque publique d’information a permis l’interopérabilité entre les données de la BnF et celles de la Bpi.

Évaluation en rez-de-jardin en 2005

En 2005, l’évaluation a été réalisé en rez-de-jardin dont la collection en libre accès n’est que complémentaire des ressources des magasins. Elle est plus importante et plus variée, que celle du haut-de-jardin. Les résultats de cette opération ne permettront pas aux départements de réorienter la politique documentaire mais de déterminer la pérennité des documents en libre accès.

En fusionnant les deux catalogues qui distinguaient le libre accès et les magasins, la consultation du libre accès a été optimisée. De plus, les collections en libre accès se distinguent suivant les disciplines en proposant en priorité les documents les plus souvent consultés pour les domaines traditionnels, et les documents les plus récents pur les nouveaux domaines.

Les résultats de l’évaluation se différencient de ceux obtenus en haut-de-jardin et suivant les options : les lecteurs consultent de nombreux documents mais peu de périodiques en libre accès, la consultation des documents est différente selon les disciplines mais les plus consultés ne sont pas les mêmes qu’en haut-de-jardin, la consultation en langue française prédomine toujours.

Le lecteur du rez-de-jardin privilégie la consultation en libre accès et l’utilisation de corpus. Le droit qui est le domaine le plus consulté en haut-de-jardin est moins utilisé en rez-de-jardin ce qui laisse à penser qu’il faudrait favoriser l’accès des documents les plus fréquemment consultés en libre accès et les nouveaux travaux de recherche en magasin.

Les évaluations de la consultation en libre accès complètent les enquêtes du public et permettent d’observer les situations d’utilisation. De plus, les résultats des deux procédures suivent la même logique. Toutefois, l’investissement financier et humain demeure important. En outre, les changements de la politique documentaire réalisés à la suite de ces évaluations sont observables sur les comportements des usagers à long terme.

La mise en place d’une base Access permettra des évaluations plus détaillées du contenu des consultations des magasins. Toutefois, ces évaluations seront difficiles à réaliser compte tenu de la difficulté à interpréter le libellé des cotes, de l’importance de la collection à évaluer et de l’indexation en Dewey de seulement quelques documents en magasin.

Avis critique :

Cet article permet de mettre en évidence l’importance des évaluations de la consultation des documents. C’est une démarche  qui permet de réajuster l’offre proposée aux utilisateurs en tenant compte de leurs besoins.

Bien que les investissements sont lourds, il apparaît nécessaire d’évaluer la consultation afin d’effectuer des modifications de la politique documentaire et ainsi satisfaire les usagers.

En montrant les enjeux de ces évaluations, l’auteur m’a permis de mieux en appréhender les conséquences. Cependant, certaines notions comme « haut-de-jardin » et « rez-de-jardin » auraient pu être plus détaillées afin d’améliorer la compréhension du texte.

Le 6 janvier 2007

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Fiche de lecture n°6 : L’Iconothèque numérique, un nouveau service électronique pour l’université

Références bibliographiques :

Schietse, Bérengère ; Vandooren, Françoise, « L’Iconothèque : Un nouveau service électronique pour l’université », BBF, 2004, n° 2, p. 90-96
[en ligne] <http://bbf.enssib.fr> Consulté le 22 décembre 2006
 

Sujet :

La mise en place de l’iconothèque numérique de l’Université libre de Bruxelles.

Mots clés :

Iconothèque numérique/ Image / Université libre de Bruxelles / Fonds iconographique / Accessibilité.

Les auteurs :

Bérengère Schietse diplômée en sciences de l’information et de la documentation et agrégée en histoire de l’art. Elle est attachée d’enseignement et de recherche auprès du directeur des bibliothèques de l’Université libre de Bruxelles et spécifiquement pour la bibliothèque de médecine.

Françoise Vandooren est titulaire d’une licence en langues et linguistique et est attachée à la Direction des bibliothèques de l’Université libre de Bruxelles. Elle est également l’auteur de nombreux articles. 

Résumé :

Suite à une enquête montrant l’importance des fonds iconographiques, l’Université libre de Bruxelles (ULB) développe sa bibliothèque électronique en créant, en 2002, une « Iconothèque numérique » et ainsi facilite l’accès et la gestion des documents iconographiques.

Ses fonds comprennent divers types de documents : des collections d’images numériques et de diapositives utilisées pour illustrer l’enseignement, des archives photographiques, des collections de laboratoires de recherche en sciences et médecine…

Le contexte des collections iconographiques : entre tradition et nouvelles technologies

Les bibliothèques ont commencé par le traitement des collections servant d’appui à l’enseignement. Ces collections s’organisent de manière différente car leurs contenus, leurs utilisateurs, leurs modes de gestion et d’accès sont différents. 

La bibliothèque de médecine avaient tenté de rendre accessible les diapositives projetées en cours, les présentations Power Point, et les réalisations multimédias sur support électronique mais les différents modes d’accès et la gestion des documents étaient limités.

Les collections correspondant à des situations variées, il fallait établir un système de gestion des collections iconographiques électroniques en les stockant dans une base de données unique.  Ainsi, les documents seraient plus aisément accessibles à distance et leurs accès contrôlés. Les spécialistes devaient se charger de l’indexation des documents, et la recherche serait plus utile si les standards des métadonnées et les protocoles de communication étaient respectés.

Les droits d’auteur de certains documents devaient être étudiés, leur autorisation de reproduction étant limitée au support analogique.

Le choix d’un système de gestion d’images numériques

L’approche «  cahier des charges » 

L’analyse de l’existant, l’étude des besoins, la rédaction d’un cahier des charges et une approche dite « top down » (étude des fonctionnalités requises et des logiciels) ont été effectués afin de choisir un logiciel adapté. Cette étude a révélé plusieurs contraintes et la complexité de formaliser les fonctionnalités requises d’un système de gestion d’images.

L’approche « étude du marché »

Les critères de sélection étant complexes à définir, un groupe de travail commun a été chargé en juillet 2000 d’effectuer une étude de faisabilité pur la création, la gestion et l’exploitation d’une iconothèque numérique, afin d’établir les fonctions d’un nouveau service à la communauté.

Une grille d’analyse itérative comme outil de sélection 

Une approche dite « bottom up » a été employée pour établir les fonctions requises du système de gestion d’images à partir des fonctionnalités et caractéristiques techniques de logiciels existants. Une grille d’analyse des fonctionnalités des logiciels a permis de définir les critères de sélection comme l’importation par lot d’images, la description par groupe d’images, la création de différentes bases ou collections d’images au sein d’un système unique…

L’exportation des données en XML et la conformité à la norme Z39,50 du système rendait possible son insertion dans le système existant.

L’étude du marché permet d’envisager plusieurs solutions : les systèmes de gestion de bibliothèque proposant une interface de recherche unique, les progiciels orientés « Images » ou photothèque ayant des fonctions élaborées de visualisation d’images, les progiciels orientés « GEID » offrant généralement toutes les fonctionnalités de catalogage, et les systèmes des universités pour les institutions patrimoniales ou pédagogiques.

Les prix différent également suivant les produits. Le choix s’est porté sur une licence d’utilisation liée au serveur hébergeant les images.

Les progiciels Alexandrie et CONTENTdm ont été présélectionnés à partir de l’étude du marché. En négociant avec les fournisseurs, des tests en situation réelle ont permis d’étudier la convivialité des systèmes, les fonctionnalités de consultation et de gestion, le suivi commercial et technique…

Ces tests ont permis de sélectionner le système CONTENTdm qui proposait un système de gestion plus convivial, ce critère étant primordial vu que les scientifiques devaient indexer eux mêmes leurs documents.

La mise en place du service Iconothèque numérique

L’iconothèque numérique rend accessible à distance les collections d’images numériques par le web et permet leurs développements. Ce nouveau service s’organise avec les fonctions d’apport de l’infrastructure technologique, de traitement et de gestion documentaire, de rédaction de la documentation et de formation des usagers, d’accès aux collections et de promotion du service. L’équipe du service collabore avec les enseignants dès la création d’une collection.

Les collections sont accessibles aux usagers via un site web qui permet aussi d’informer et de mettre en relation les intervenants du service.

L’évaluation comme composante dynamique d’un service électronique

Les utilisateurs contribuent à l’élaboration du service électronique. Afin d’optimiser les usages du service, ces derniers doivent faire l’objet d’évaluations. Bien qu’il soit trop tôt pour appliquer les outils d’évaluation quantitative, une démarche sur l’utilisabilité est faisable pour adapter le service aux besoins des utilisateurs en prenant en compte leurs réactions. La méthode utilisée est centrée sur les situations rencontrées par les usagers (« user-centred documentation »).

D’autres tests sur l’utilisabilité ont suivi donnant lieu à des constatations d’ordre linguistique. L’auteur conclut en définissant l’utilisabilité comme étant un outil performant pour aider à la décision, à la conception de la documentation, et au paramétrage des interfaces de consultation et de recherche.

Conclusions

Les avancées technologiques et le temps de réflexion autour de ce projet ont permis la réalisation de l’iconothèque numérique au service de la communauté universitaire, participant  à l’élaboration de la bibliothèque électronique.

Ce projet repose sur le partenariat entre l’équipe du service et les enseignants scientifiques. En rendant les collections d’images scientifiques plus accessibles, les savoirs sont valorisés et le patrimoine iconographique numérique scientifique et pédagogique de l’université est formé.

En décembre 2003, le service était constitué de six collections et d’une dizaine en cours de création. Le but étant de valoriser l’iconothèque numérique pour les enseignants, de créer de nouvelles collections et d’optimiser l’outil et les services.

Avis critique :

Cet article permet de mieux appréhender les étapes de la mise en place d’une iconothèque numérique. Illustré par l’exemple de l’ULB, il est intéressant d’étudier les démarches qui ont contribué à la réalisation de ce projet ambitieux.

L’article est compréhensible et le vocabulaire employé est simple. Les notions plus difficiles sont expliquées clairement.

Cet article est intéressant car il aborde des notions importantes de la documentation  telles que l’accessibilité des collections, la mise en ligne de documents électroniques, l’indexation de documents spécifiques, la conduite d’un projet numérique et les méthodes d’évaluation de collections numériques.

Le 5 janvier 2007

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